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Objets d’art chinois  Wei Tuo - Gardien du Temple
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Wei Tuo - Gardien du Temple
Prix:
19.500 €
Réf : CH-MNW-015
Description : Statue de Wei Tuo Pu Sa (Gardien de Temple bouddhiste) Origine : Chine Epoque : Début de la Dynastie Ming (1368 -1644 après J.C.) Matière : Bois Hauteur : 65 cm Etat de conservation : Excellent Provenance : Collection privée Vendu avec socle : Non
Vendu avec certificat d'analyse au Carbone-14, confirmant la datation.
Exceptionnelle statue de « Wei Tuo Pu Sa »
COMPRENDRE L’ŒUVRE
Wei-Tuo
Pu Sa (également appelé « Wei-To » ou « Wei Tuo Zun Tian Pu Sa ») est
une importante divinité du panthéon bouddhiste chinois. Sa statue est
toujours présente à l’entrée des temples et il est pour cela surnommé
le « gardien des temples ». Général en chef des trente-deux
généraux célestes, il porte également les titres de « Protecteur de la
Foi Bouddhiste », « Protecteur des Monastères » et « Protecteur des
Livres du Dharma ». Placée à l’entrée des temples, sa statue
tourne toujours le dos à la statue du Bouddha Maitreya (« Mi-Lo Fwo »
en chinois), de telle sorte qu'il fait toujours face au Hall principal
où sont installées les principales statues du sanctuaire.
Les images de Wei
Tuo sont assez fréquemment disposées dans de petits oratoires à des
croisements routiers et sont censées accorder ainsi une protection
contre le Mal. Les fidèles sont aisément impressionnés par son
apparence martiale car Wei Tuo est toujours représenté sous les traits
d'un homme jeune et de belle prestance, revêtu de l’armure et du casque
d'un général chinois. Se
tenant toujours debout, il est représenté soit en train de s’appuyer
des deux mains sur une impressionnante épée ou sur une massue noueuse,
soit en tenant dans sa main droite un « vajra », symbole de foudre et
de diamant qui représente la Connaissance et l’Indestructibilité. Bien
que Wei-Tuo ne soit qu'une simple divinité, les fidèles l’invoquent
souvent en lui donnant le titre de « Bodhisattva » ou « Pu sa » en
chinois. Ce qualificatif de « Wei-Tuo Pu Sa » provient de la
prédiction selon laquelle Wei-Tuo deviendra dans le futur le Bouddha «
Lou-Chi Fwo », c'est-à-dire le dernier des mille Bouddhas de l’actuelle
période de l’Univers, le dernier Bouddha avant la fin des Temps.
DESCRIPTION DE NOTRE STATUE Notre statue est exceptionnelle par ses qualités esthétiques et son état de conservation. Bien
qu'elle est très anciene, elle est particulièrement bien
préservée et n’a subi aucun accident : seule manque l’arme (ou le
sceptre « vajra » ?) dans la main droite de la divinité. Il subsiste
d’importantes traces de polychromie ainsi que des éléments de pigments
métalliques (feuilles d’argent ou d’or ?), détails qui témoignent de la
somptuosité de la statue dans son état d’origine. Il s’agissait donc
bien d’une œuvre importante. Le corps, le visage et
l'armure sont sculptés avec un extrême raffinement. Conformément à
l’iconographie traditionnelle de Wei Tuo Pu Sa, le personnage est
représenté revêtu de l’armure cérémonielle de général chinois, dont les
ornements sont typiques de la période Ming : emmanchures ornées de
gueules de dragons, figure de tigre sur la ceinture, broderies, casque
ciselé. Notre statue est également exceptionnelle par la
spiritualité et la très forte présence qui s’en dégagent. Adoptant une
posture imposante, pleine de mouvement et de vie, le boddhisattva
semble presque soulevé par une bourrasque divine, qui relève de façon
théâtrale les pans de son vêtement et fait danser son « écharpe céleste
» comme une sorte de nimbe autour de sa tête. Cette
présentation d'un saisissant réalisme n'en fait que mieux ressortir le
visage dont la finesse d’analyse psychologique force l’admiration. Le
sculpteur n'a pas voulu donner à la divinité une allure terrifiante,
mais le regard plein de volonté et de compassion d’une autorité
paternelle sachant allier bonté et fermeté. Wei Tuo protège la Foi
bouddhique, mais il le fait ici avec une sorte de bonhommie subtile et
joyeuse qui chasse les mauvaises pensées des fidèles et anéantit les
flux d’énergie négative. Il émane ainsi de cette statue une joie de
vivre, enthousiasmante et communicative, qui constitue sans nul doute
le meilleur argument pour inviter les fidèles du temple à se conformer
à la loi du Dharma bouddhiste. En alliant de façon
miraculeuse un embonpoint rieur, un déhanchement à la puissante
dynamique et une grâce proprement surnaturelle, cette sculpture
rarissime nous apparaît comme un véritable chef-d’œuvre de la statuaire de dynastie Ming.
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