La
section externe et carrée de cet objet enferme un cylindre vide à
l’intérieur. L’exacte signification de cette interpénétration du cercle
et du carré, présentant aux angles une succession de huit masques
schématiques, n’est toujours pas déterminée avec certitude. Sa forme
pourrait dériver d’ornements tels que perles tubulaires ou bracelets,
toutefois il est clair que son usage s’inscrit dans un contexte rituel.
Ces pièces sont le plus souvent découvertes proches de disques bi (pi) représentant ainsi, et respectivement, le Terre et le Ciel. Ainsi, le cong
lui-même n’est pas seulement un talisman, mais un outil efficace qui
permet de communiquer avec les forces supérieures tout en conjurant les
puissances maléfiques et qui relèverait d’un entourage bien défini :
celui du Chaman.
Cette
oeuvre est le résultat du labeur immense que réclame la technique du
jade, matériau dur qui, à une époque privée d’outils métalliques,
n’était travaillé que par usure, friction et rotation.
Cette
pierre est en Chine plus qu’un simple médium, elle reflète les
préoccupations métaphysiques de l’élite dirigeante du Néolithique. Les cong
étaient découverts dans les tombes de personnages exceptionnels de la
culture de Liangzhu, probablement maîtres à la fois du temporel et du
spirituel et dont le rôle devait être celui de sorcier-chef de clan.